Entrepreneuriat agricole durable, promoteur de la transition agroécologique et de la gestion durable des territoires

Togo

Entrepreneuriat agricole durable, promoteur de la transition agroécologique et de la gestion durable des territoires

Le projet en bref

Dans les régions Centrale et des Plateaux du Togo, les communautés rurales font face à une dégradation accélérée des sols, à l’insécurité alimentaire et à un accès limité aux opportunités économiques, dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau. Pourtant, des solutions existent. Ce projet soutient les productrices et producteurs dans une transition vers des pratiques agroécologiques durables, adaptées aux réalités locales. En renforçant l’entrepreneuriat agricole, la gestion durable des territoires et de l’eau, ainsi que le rôle des femmes et des jeunes, il vise à construire des écosystèmes résilients et à offrir des perspectives économiques durables aux communautés rurales.


Régions d’intervention : Centrale et Plateaux, Préfectures : Kpélé, Blitta, Est-mono


Population concernée :
Directe : Les membres des 20 coopératives de 15 villages ; les entrepreneures et entrepreneurs ruraux ; 15 Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit et Communautés d’Epargne et de Crédit Interne (CECI). Total : 518, dont 260 femmes

Indirecte : Les familles des membres des coopératives et des entrepreneur.es., les commerçant.e.s, les communautés des villages. Total estimé : 4500


Durée du projet : 3 ans, du 01.03.2025 au 28.02.2028


Coût du projet : CHF 449'512 sur trois ans

Le Togo fait face à de graves défis liés à la pauvreté rurale, avec une grande partie de la population vivant dans des conditions précaires. Malgré les politiques visant à transformer le secteur agricole, pilier de l'économie togolaise, en promouvant des pratiques durables et en investissant dans les infrastructures, leur mise en oeuvre reste limitée, entravée par divers obstacles. La région des Plateaux, grenier du Togo, connait un déclin de ses cultures de rente (café, cacao), dû à la chute des prix et au vieillissement des plantations. La déforestation et l’agriculture intensive aggravent la dégradation des sols. Dans la région Centrale, les populations combinent l’agriculture et l’élevage, mais celles-ci demeurent essentiellement traditionnelles. Le faible accès à la mécanisation, au crédit, et d’autres ressources limite le potentiel agricole. La dégradation des écosystèmes menace les cultures et la sécurité alimentaire.

Face à ces défis structurels et malgré les avancées enregistrées lors de la phase précédente, les dynamiques mises en place nécessitent aujourd’hui une consolidation afin de garantir leur pérennité et leur appropriation durable par les acteurs locaux. Par ailleurs, l’intérêt manifesté par de nouvelles communautés rurales, confrontées à des problématiques similaires de dégradation des écosystèmes, de faible valorisation des productions agricoles et d’accès limité aux marchés, souligne la nécessité d’étendre l’intervention à de nouveaux territoires. Cette nouvelle phase du projet s’inscrit ainsi dans une logique de continuité stratégique, visant à renforcer la résilience des systèmes agricoles, à structurer davantage les filières et à répondre aux besoins émergents dans les régions Centrale et des Plateaux.

A long terme, le projet vise à améliorer durablement les conditions de vie des communautés rurales, par une gestion des territoires adaptée aux changements climatiques et par la mise en œuvre des systèmes de production, transformation et commercialisation basés sur les principes de l’agroécologie.

A court terme, il vise à renforcer la souveraineté alimentaire des communautés par la promotion des pratiques agricoles et des modes de consommation durables. Il vise également à renforcer la résilience territoriale aux changements climatiques par la mise en place des mécanismes locaux de gestion durable des ressources en eau, des terres agricoles et des forêts, et par l’adoption de pratiques favorables à la transition écologique par les producteur.rice.s et les consommateur.rice.s.

Pour atteindre ces objectifs, le projet adopte une démarche participative et intégrée, centrée sur l’implication active des communautés locales. Il combine apprentissage pratique via des champs-écoles agroécologiques, accompagnement entrepreneurial pour structurer les filières et faciliter l’accès aux marchés et financements, gestion durable des sols, de l’eau et des forêts, et promotion de l’équité et de la participation des femmes et des jeunes. Un suivi participatif permet d’évaluer régulièrement les progrès, d’ajuster les actions et de renforcer l’appropriation locale, garantissant ainsi la durabilité des impacts.

  • Développer des systèmes agroécologiques de production, transformation et commercialisation adaptés aux besoins locaux.


  • Protéger et gérer durablement les ressources naturelles (eau, terres, forêts) et restaurer les écosystèmes locaux.


  • Promouvoir des chaînes de valeur locales pour les cultures vivrières, maraîchères et de l’élevage, en favorisant la consommation de produits agroécologiques locaux de qualité.


  • Renforcer la résilience des communautés et l’équité sociale , en sensibilisant à l’adaptation au climat, à la citoyenneté et au rôle des femmes dans le développement rural.


Des plants en pot alignés sur le site des Pépiniéristes, © MVCP

Notre partenaire local :

Mission des Volontaires contre la Pauvreté (MVCP) - ONG togolaise créée en 1999 à Lomé par un groupe de jeunes professionnels engagés et officiellement reconnue en 2004, la MVCP intervient dans plusieurs régions du Togo. Elle accompagne les communautés rurales à travers la formation, l’appui technique agricole et le renforcement des capacités locales, en intégrant les principes de l’agroécologie, de la gestion durable des ressources naturelles et de l’équité de genre.

Partenaire d’emp’ACT depuis 2009, cette collaboration de longue date s’est progressivement élargie pour intégrer la justice environnementale et l’accès à l’eau, tout en restant centrée sur la souveraineté alimentaire, l’empowerment des femmes et le rôle central des jeunes dans la transition agricole.

ODD concernés