Colombie
Défense du droit humain à l'eau, à la gestion communautaire de l'eau et à la préservation de la souveraineté hydrique
Le projet en bref
Le projet vise à garantir l'accès universel et équitable à l'eau , en particulier dans les zones rurales et urbaines périphériques où les communautés gèrent leurs propres systèmes d'approvisionnement. Dans un contexte mondial complexe, marqué par des défis climatiques, sociaux et politiques, le projet met en place un Observatoire de l’eau, créé en partenariat avec les communautés, les organisations sociales et des acteurs nationaux et internationaux, afin d'analyser, de documenter et de dénoncer les violations des droits relatifs à l’eau, renforçant ainsi la protection du droit humain à l'eau et de la souveraineté hydrique.Régions d’intervention : Départements d’Antioquia, Boyacá, Meta, Casanare, Guaviare, Santander, Cauca, Nariño y la región Caribe, de Cundinamarca, Valle del Cauca y Arauca.
Population concernée :
Directe : Les conseils d'administration des associations des aqueducs communautaires, leurs leaders participant à des formations ; les membres du Réseau National des aqueducs communautaires ; Les parties prenantes de l'Observatoire; les organisations qui promeuvent les accords public-communautaires, les participants aux forums et à l'école communautaire de l'eau, et à la mise en œuvre des politiques publiques. Total : 16’133 personnes, dont 9'494 femmes
Indirecte : Les usagers des 15’000 aqueducs communautaires, impactés par les modifications réglementaires réalisées au profit de la gestion communautaire de l'eau. Total : Environ 11 Millions de personnes
Durée du projet : 3 ans, du 01.01.25 au 31.12.27
Coût du projet : CHF 454'030 sur trois ans
La Colombie a traversé de profonds bouleversements liés aux conflits armés et à l’exploitation des ressources naturelles, poussant les communautés rurales à mettre en place des systèmes de gestion communautaire de l’eau, appelés aqueducs communautaires. Aujourd’hui, plus de 16 000 aqueducs communautaires permettent à plus de 11 millions de Colombiens (21 % de la population) d’accéder à l’eau potable, faisant de ce modèle un exemple réussi de gestion communautaire et non lucrative.
Longtemps confrontés à un cadre néolibéral favorisant les intérêts privés au détriment des besoins des populations, ces systèmes de gestion communautaire jouent un rôle vital dans l’accès à l’eau. Aujourd’hui, le Gouvernement National a confirmé sa volonté de soutenir une gouvernance plus inclusive qui valorise les initiatives locales en matière d’accès et de gestion de l’eau.
Après des décennies de travail conjoint et mobilisation des associations du Réseau National d’Aqueducs Communautaires, une loi historique a ainsi été adoptée fin 2025, reconnaissant officiellement les communautés et leurs aqueducs comme acteurs légitimes de la gestion de l’eau et garantissant le droit à l’autogestion communautaire.
Malgré cette victoire, les défis restent majeurs. Les pressions économiques, l'industrie extractive et les modèles de gestion de l’eau favorisant la privatisation menacent encore l’accès équitable à l’eau. Les crises climatiques aggravent la disponibilité et la qualité de l’eau, et l’application effective de la loi nécessite un accompagnement continu.
Le projet précédent a contribué à soutenir le plaidoyer des communautés et à préparer le terrain pour cette avancée législative, en mettant en lumière leur rôle crucial dans la protection des ressources hydriques. Cette nouvelle phase du projet vise à accompagner les communautés dans la mise en œuvre de la loi, à renforcer leur résilience et à promouvoir une gestion de l’eau durable, inclusive et équitable pour toutes et tous.
Longtemps confrontés à un cadre néolibéral favorisant les intérêts privés au détriment des besoins des populations, ces systèmes de gestion communautaire jouent un rôle vital dans l’accès à l’eau. Aujourd’hui, le Gouvernement National a confirmé sa volonté de soutenir une gouvernance plus inclusive qui valorise les initiatives locales en matière d’accès et de gestion de l’eau.
Après des décennies de travail conjoint et mobilisation des associations du Réseau National d’Aqueducs Communautaires, une loi historique a ainsi été adoptée fin 2025, reconnaissant officiellement les communautés et leurs aqueducs comme acteurs légitimes de la gestion de l’eau et garantissant le droit à l’autogestion communautaire.
Malgré cette victoire, les défis restent majeurs. Les pressions économiques, l'industrie extractive et les modèles de gestion de l’eau favorisant la privatisation menacent encore l’accès équitable à l’eau. Les crises climatiques aggravent la disponibilité et la qualité de l’eau, et l’application effective de la loi nécessite un accompagnement continu.
Le projet précédent a contribué à soutenir le plaidoyer des communautés et à préparer le terrain pour cette avancée législative, en mettant en lumière leur rôle crucial dans la protection des ressources hydriques. Cette nouvelle phase du projet vise à accompagner les communautés dans la mise en œuvre de la loi, à renforcer leur résilience et à promouvoir une gestion de l’eau durable, inclusive et équitable pour toutes et tous.
Le projet a pour objectif de contribuer à créer un cadre favorable – social, politique, juridique et environnemental – afin de garantir le respect du droit humain à l'eau. Il vise également à soutenir les communautés dans la gestion de leurs propres ressources en eau, assurant ainsi la préservation de l'eau et des écosystèmes aquatiques pour les générations présentes et futures.
A court terme, il vise à renforcer le rôle des gestionnaires communautaires de l'eau pour faire respecter les lois existantes et soutenir l’adoption de nouvelles législations. Il vise également à documenter et dénoncer les tentatives de privatisation de l'eau et des écosystèmes aquatiques, en collaboration avec des acteurs engagés à l’échelle nationale et internationale.
Le projet repose sur une approche intégrée combinant recherche, plaidoyer, formation et partenariats pour renforcer la gouvernance démocratique, communautaire et publique de l'eau, en mettant l'accent sur la participation des communautés et la transparence dans la gestion des ressources hydriques.
A court terme, il vise à renforcer le rôle des gestionnaires communautaires de l'eau pour faire respecter les lois existantes et soutenir l’adoption de nouvelles législations. Il vise également à documenter et dénoncer les tentatives de privatisation de l'eau et des écosystèmes aquatiques, en collaboration avec des acteurs engagés à l’échelle nationale et internationale.
Le projet repose sur une approche intégrée combinant recherche, plaidoyer, formation et partenariats pour renforcer la gouvernance démocratique, communautaire et publique de l'eau, en mettant l'accent sur la participation des communautés et la transparence dans la gestion des ressources hydriques.
- Renforcer la gestion communautaire de l’eau en soutenant les aqueducs locaux, surtout dans les zones rurales et périphéries urbaines non desservies.
- Former les gestionnaires et organisations locales via l’École communautaire de l’eau pour renforcer leurs capacités techniques, organisationnelles et politiques.
- Défendre le droit humain à l’eau et l’autogestion communautaire grâce à des actions juridiques et du litige stratégique.
- Prévenir la privatisation et la marchandisation de l’eau en documentant les violations de droits et en créant des espaces de concertation, dont un observatoire citoyen, réunissant communautés, organisations et institutions.
- Influencer les politiques publiques et renforcer le plaidoyer en favorisant le dialogue avec les autorités et la participation communautaire.
- Promouvoir des modèles durables et solidaires de gouvernance de l’eau, fondés sur transparence, participation citoyenne et souveraineté hydrique face aux défis climatiques.

Notre partenaire local :
Corporación Ecologista y Feminista Penca de Sábila - ONG fondée en 1988 à Medellín, dédiée à la promotion d'une gestion environnementale durable et inclusive. Elle se concentre sur l'éducation, la recherche et l'organisation communautaire pour favoriser une gestion responsable des ressources naturelles, en mettant l’accent sur l'égalité des genres et la participation citoyenne.
Depuis 1995, Penca de Sábila collabore avec emp’ACT sur des projets communs visant à renforcer la gestion des ressources naturelles et soutenir les droits des communautés locales. Notre partenariat a permis de développer des initiatives telles que la gestion des déchets et l’agriculture urbaine à Medellín, ainsi que la création de districts ruraux durables. Actuellement, nous travaillons ensemble pour renforcer la justice environnementale et l’accès à l’eau et l’empowerment des femmes.
Depuis 1995, Penca de Sábila collabore avec emp’ACT sur des projets communs visant à renforcer la gestion des ressources naturelles et soutenir les droits des communautés locales. Notre partenariat a permis de développer des initiatives telles que la gestion des déchets et l’agriculture urbaine à Medellín, ainsi que la création de districts ruraux durables. Actuellement, nous travaillons ensemble pour renforcer la justice environnementale et l’accès à l’eau et l’empowerment des femmes.



